En ces moments de confinement, la communication sur les réseaux sociaux et sur Internet a doublé. S’il y a du réconfort, il y a aussi des risques, rappellent Same — élève en seconde — et ses interviewés.

Préférez-vous communiquer par ordinateur, plutôt que face à face ? Si oui, vous n’êtes pas une exception. Un grand nombre de jeunes nouent et entretiennent des amitiés par Internet surtout en ce moment où une partie du globe est enfermée. « L’idée de rencontrer des gens des quatre coins du monde, qu’on ne rencontrerait jamais est très séduisante », dit une jeune fille nommée Elaine. Tammy, souligne un autre attrait : « Tu peux maîtriser la façon dont tu seras perçu alors que quand tu as quelqu’un en face, si ta tête ne lui revient pas, tu ne peux pas faire grand-chose ».

Il est incontestable que certains parviennent plus facilement à nouer et à entretenir des amitiés sur le Net. « Si cela peut marcher alors pourquoi ne pas essayer ? », dit d’ailleurs Jeanne, une jeune internaute. « Quand on est timide, la communication en ligne offre la possibilité de préparer avec précision ce qu’on a à dire », estime Natalie. Toutes les deux reconnaissent le côté pratique d’Internet et les réseaux sociaux à faciliter les échanges. Toutefois, il y’a des dangers, et il serait insensé et imprudent de les prendre à la légère.

Les échanges sur Internet ne sont pas sans danger

Illustration : Déambuleriez-vous les yeux bandés à travers les rues d’un quartier mal famé ? Non. Alors pourquoi flâner sur le Net sans connaitre les risques ? Certainement vous vous demandez quels sont ces risques.

Les dangers que l’on court à chercher des amis sur Internet sont nombreux : usurpation d’identité, chantage voire harcèlement. Heureusement, de plus en plus de jeunes en sont conscients. Voici quelques constats faits par des jeunes.

« C’est moins intéressant les amitiés sur Internet que les amitiés réelles parce que tu ne connais pas la personne et s’il te ment tu ne sauras même pas », dit Charlotte.

« Ce n’est pas bien, c’est mauvais dans le sens que c’est sur Internet uniquement que tu connais la personne ; ce n’est pas une connaissance qui t’envoie une invitation d’être son ami ; et si tu acceptes, c’est mal étant donné que tu ne sais pas quelles sont les intentions de la personne si c’est un escroc ou quelqu’un qui te veut du mal donc une amitié avec de telles personnes n’est pas sans danger », raconte Sacha.

« Parfois, il suffit de quelques minutes pour qu’un internaute sorte des obscénités ou pose des questions du style : es-tu vierge ? Certains proposent même du cybersexe (ensemble des activités sexuelles ayant lieu sur Internet) », évoque Elaine citée plus haut.

« Je ne suis pas pour les amitiés sur le Net parce que souvent il y a peu de chance que ces amitiés-là soient sincères et tous les gens peuvent te donner une fausse identité d’eux et ce n’est pas bien de tisser des liens avec quelqu’un ou faire confiance à cette personne dont on ne connait pas les motifs », confie Catie.

Comment se préserver de ces dangers ?

Face à ces constats de Catie, Elaine, Sacha et Charlotte, quelques bonnes manières sont utiles pour se protéger.

  • Surveiller le temps passé en ligne et ne permettre en aucun cas que cette occupation empiète sur des choses importantes y compris sur le temps du sommeil.
  • Ne communiquer qu’avec des personnes qu’on connait ou dont on peut vérifier l’identité. « J’intègre seulement si je connais les membres ou bien si j’ai un objectif bien précis », cite Tania à propos des groupes sur les réseaux sociaux.
  • Avant de publier des photos et vidéos, ou avant de les envoyer à des amis, réfléchir plus d’une fois et se souvenir que tout ce qui est posté sur Internet y reste définitivement. Et si la conversation en ligne dévie vers des ‘’choses qui ne sont pas convenables’’, y mettre un terme le plus tôt possible.

Discuter avec des gens sur Internet n’est pas une mauvaise chose du moment où ces personnes sont des connaissances. Veiller à la manière dont on choisit ses amis en ligne et appliquer les règles de prudence est nécessaire.

Article rédigé par Same, élève en seconde.

*les prénoms ont été changés pour préserver l’anonymat des interviewés.